jeudi 2 avril 2009

Castelroc, flore protégée

jeudi 2 avril 2009
André Caligaris, employé de notre copropriété, me signale une découverte intéressante qui va nous changer un peu des assemblées générales et des débats houleux sur les gardiens !

Figurez-vous que derrière le Ruissatel, André a trouvé un plante très rare : la Sabine de Provence !

Une plante unique au monde, présente entre Marseille et Toulon, principalement dans les calanques. Est-ce à dire que notre environnement est proche des calanques ? Sans aucun doute tant que nous le respecterons !

Un peu de botanique ? Voici donc les informations qui me sont communiquées par André :

La Gouffeia Arenarioides (ou Sabine de Provence) est une caryophyllacée. Son nom lui vient de Gouffé de la Cour, Directeur du jardin botanique de Marseille en 1810. Unique espèce de ce genre en France. Decouverte en 1815 par Lamarck et de Candolle.

C’est une plante calcicole, discrète peu visible, bisannuelle ,glabre a tiges nombreuses et grêles de 10 à 30 cm de longueur, diffuses, étalées et redressées ; c’est une endémique mondiale localisée uniquement entre Marseille et Toulon dans les massifs calcaires littoraux des Bouches du Rhône orientales, du Var occidental : principalement dans les massifs de Marseilleveyre, Mont Puget et Carpiagne ; chaîne de l’Etoile-Garlaban, Sainte-Baume et ses contreforts, massifs Toulonnais ; rare et a confirmé sur l’adret de la Sainte-Victoire, de la Nerthe et des Alpilles.

Elle n’existe nulle part ailleurs dans le monde et donc protégée au niveau européen et national. Elle pousse dans les éboulis et rochers, rocailles arides de la garrigue mediterranenne , surtout en adret dans l’association du chêne kermès (Quercus coccifera) et du pin d’Alep (Pinus halepensis) plus rare dans celle du chêne vert (Quercus ilex) et du genet de Lobel (Genista lobelii). Depuis le niveau de la mer, jusqu’à 700 ou 800 m d’altitude en général; mais a été vue a 900 m d’altitude sur le plateau de la Roqueforcade (photos) ,et même a 1100 m près du joug de l’aigle sur les crêtes de la haute chaîne de la Sainte-Baume, en adret en des endroits très arides sur éboulis.

C’est dans le massif des calanques entre Marseille et Cassis qu’elle est la plus abondante surtout en adret, ou des colonies sur éboulis fins très arides peuvent compter plusieurs centaines de pieds, formant une sorte de tapis .

Ses petites fleurs blanches en panicules corymbiforme s’épanouissent d’avril a mai,et même juin en altitude. Les pédicelles capillaires sont bien plus longs que le calice. Les 5 sépales lancéolées sont aigués et présentent 3 a 5 nervures principales , les 5 pétales denticulées égalant les sépales sont étroites et ovales et persistent après la floraison. Les pédoncules sont très minces,inégaux et en général beaucoup plus longs que le calice. Les feuilles inférieures sont obtuses au sommet, rétrécies en pétiole souvent plus longue que les entre-noeuds. Toutes les feuilles ont étroites et ciliées a leur base et mesure 8 mm de longueur maximum. Les fruits sont des capsules obovales, lisses a 2 valves bidentées,contenant 1 a 3 graines ovales et chagrinées.

Alors, n'oubliez pas que c'est une plante protégée, attention où vous mettez les pieds ;-) et ne la cueillez pas !

et un grand merci à André de nous faire partager tout cela !

Photos de A.Caligaris et P.Auda
Voir aussi le site de l'Ecomusé de la Ste Baume

1 commentaire:

  1. ce qui prouve que l'on vit dans un cadre magnifique ! merci à André pour toutes ces information et merci à vous Nathalie pour ce blog !

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